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Un super podcast pour les marketeurs qui veulent de surcroît améliorer leur anglais, dont je suis absolument FAN  :

 

Business English Study

 

On y trouve tout: du cas Manchester United "How to negotiate the best deal" au cas Lego "How to survive in Business" en passant par Ray Ban "How to sell cool" Ikea, Johnny Walker, Coca Cola, Apple, Rolex, Porsche...

 

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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 20:46

Si encore aujourd'hui de nombreuses personnes se disent réticentes à l'achat de fringues sur Internet, ce n'est certainement plus le cas pour les cosmétiques. Pourtant, dieu sait que c'est un sujet délicat, l'achat de cosmétiques pour nous les femmes. En général on passe une heure dans le magasin à chercher un produit en particulier et on ressort avec dix produits...mais rarement le bon. Sans parler du fait qu'en plus après on ne s'en sert même pas (mais à notre décharge ça fait joli sur le lavabo).


Digression faite, depuis quelques années on assiste en effet à une véritable ruée des principaux acteurs du marché (distributeurs et marques) vers l'e-commerce. Les derniers freins consommateurs seraient-ils tombés? En tous cas on n'en est plus au site vitrine (qui était - on peut le dire maintenant, non? - quasi inutile car pas ou peu générateur de business, sauf pour le marketeur qui l'avait réalisé et le trouvait donc très joli).


Prenons les principales enseignes du secteur. Sephora of course, Yves Rocher, Marionnaud, CCB (leader historique) : tous les VPCistes, VADistes et acteurs de la distribution sélective ont désormais leur boutique en ligne. Et tous ont mis les bouchées doubles récemment pour gagner des parts de marché : refonte totale du site chez Yves Rocher (agence Nurun) , buzz événementiel autour des vingt ans pour CCB (avec Eva Green en égérie), référencement d'exclusivités chez Sephora.fr (dont le blockbuster StrinVectrin), e-mailing massif pour Marionnaud...Désormais l'e-commerce est n'est rien de moins qu'un volet de leur stratégie multicanal et une source non négligeable de volumes additionnels, ce qui n'a pas toujours été le cas.


L'intérêt de la version Internet par rapport à la boutique ou à la VPC? Elle n'a pas pour seule vocation d'être marchande. C'est aussi et surtout un fournisseur de conseil, une plateforme d'échange (entre clients et de client à enseigne) et un vecteur de valeurs moderne, véritable prisme permettant tous les aspects de la communication (logo figé, bannière, vidéo, musique, message personnalisé, produits préférés, mini site, démos, animations flash...). Sans compter, évidemment, le fait que c'est potentiellement un magasin ouvert 24h/24 ! Pour moi, le site qui, aujourd'hui, exploite le mieux toutes ces fonctionnalités est celui d'Amazon.fr. Il fait figure d'exemple en termes d'interactivité : c'est bien simple, le jour où j'ai acheté Le joueur d'Echec, j'ai terminé ma commande avec Marie Stuart, Marie Antoinette, Fouché et une biographie d'Henri IV dénichée à l'arrache dans la catégorie "ceux qui ont ont acheté ... aiment aussi..." . Que celui qui n'y a jamais cédé encore se manifeste!


Après le contenu et l'interactivité, vient un troisième critère important : l'ergonomie. Yves Rocher l'a bien compris et a ainsi décidé de chouchouter son site dès le début des années 2000. Pourquoi? Parce que le site Internet, si beau soit-il, restera toujours une fenêtre ouverte sur un écran d'ordinateur, autant dire pas grand chose en termes d'émotions. Or le client, il aime qu'on s'occupe de lui, qu'on le prenne par la main, et qu'on lui enfile ses charentaises une fois sur le site : pour transformer sa visite en achat il doit s'y sentir bien et y naviguer de manière fluide.

Ainsi, suivant ces préceptes à la lettre, c'est successivement Sephora et quelques grandes marques de l'univers de la beauté qui se sont lancés sur Internet, avalisant le baromètre TNS Sofres (2005) qui présentait les achats beauté comme ceux ayant réalisé la plus forte progression dans l'e-panier des ménages français en un an. Pourtant, pour les marques le sujet est légèrement plus délicat. Comment faire pour ne pas froisser le distributeur classique et vendre en même temps sur le net? L'une des solutions trouvée pour l'instant est tout bonnement de reproduire une sorte de Galeries Lafayette en ligne : on est vendu chez Marionnaud.fr ou Sephora.fr, mais dans un cadre sur-mesure, une sorte de corner dédié (une page 100% marque quoi).


L'e-beauté en quelques chiffres


- Un marché mondial évalué en 2005 par Beauty & Business à  $107Mds, dont $1,5Md seulement pour le marché américain (source : Internet Retailer, 2005).

- Marionnaud.fr : plus de 10 000 références online.

- Plus de 700M d'euros dépensés par les français en achats en ligne de produits cosmétiques en 2006 soit un peu plus de 10 euros par français. C'est une moyenne, hein, bien sûr...je sais bien que les enfants de moins de 3 ans n'achètent pas leur crème anti-ride en ligne (source : relay.fr).

- Progression des ventes de cosmétiques et parfums en ligne : +5% en 2006 vs. 2005 (source : id.).

- Le secteur beauté / santé représente désormais 10% des achats en ligne (en France, en 2006 - source : id.).

- Budget moyen en parfums & cosmétiques, par français et par an : 201,30 euros (source : Insee 2005).

- Cible privilégiée vs. circuit classique : les hommes, qui n'aiment pas faire les boutiques et n'aiment pas se faire accrocher par une vendeuse un peu tenace.

- La consommation en valeur a fait +3% en 2006 vs 2005 et devrait même bondir en 2007 à +6% grâce ou à cause de la hausse des prix essentiellement (source : Cabinet Precepta).

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Published by Miss Culture Marketing - dans Marchés
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