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A découvrir...

Un super podcast pour les marketeurs qui veulent de surcroît améliorer leur anglais, dont je suis absolument FAN  :

 

Business English Study

 

On y trouve tout: du cas Manchester United "How to negotiate the best deal" au cas Lego "How to survive in Business" en passant par Ray Ban "How to sell cool" Ikea, Johnny Walker, Coca Cola, Apple, Rolex, Porsche...

 

S'abonner d'urgence, et surtout télécharger & écouter tous les épisodes! Un bon moyen de passer le temps au bureau dans le métro...

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 06:46

...Ce sera la JOURNEE SANS FACEBOOK.

 

Avec pour objectif de "désintoxiquer” les internautes...

Pfff. Et pourquoi pas la journée sans blackberry tant qu’on y est?

 

 Concernés ou consternés?

 

N’hésitez pas à donner votre avis, ça m’intéresse.

Personnellement je suis surtout consternée que certains aient du temps pour inventer ce genre de truc, m’enfin.

 

 

JOURNEE SANS FACEBOOK

 

JOURNEE SANS FACEBOOK LOGO

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 19:42

OH MY GOD!

 

 

Ronald va-t-il enfin pouvoir mettre sa salopette au pressing? 30 ans que le Ronald français traînait ses guêtres rouge et or, et voilà que ni vu ni connu McDonald's change son mythique logo pour... et bien pour le même, mais ô surprise sur un joli fond vert.

 

SWITCH LOGO MCDO

 

 

C'est à la fois un choc (un peu comme si Coca devenait vert à son tour quoi....hum) et un non-événement puisqu'on a l'impression que côté McDo on a voulu faire ça discrètement, sans trop de  vagues. Ben oui parce que bon, si on commence à poser des questions sur le pourquoi du comment, il faut être solide, à plus forte raison quand on s'appelle Ronald. Le vert, c'est très pratique marketing-ment parlant, n'est-ce pas...De là à dire qu'il y a quelque chose derrière sur lequel s'appuyer, rien de moins sûr.

 

 

Rien qu'en cherchant quelques infos sur Internet, on s'aperçoit à quel point cette enseigne, qui fait partie intégrante de la culture populaire depuis des générations, déchaîne les passions. On voit de tout, on lit les pires légendes urbaines - j'ai envie de dire les pires conneries - à son sujet, c'est dingue. Saviez-vous par exemple que d'après Jeegly, intervenant sur le forum de marketing-etudiant.fr, McDo met des "verres de terre" [sic] <soupir...> dans la viande pour lui donner du goût? Au secours. J'ai envie de croire que les gens comme ce Jeegly ne sont pas si stupides mais par conséquent ça fait juste d'eux des gens mal intentionnés.

 

McDo paye sans doute aujourd'hui des années de manque de transparence, mais disons-le, aucune marque ne mérite d'être calomniée ainsi. Ce n'est pas comme si on avait déjà vu des gens contraint à manger un Big Mac sous la menace. On sait tous que c'est gras, pas healthy du tout, mais on y va quand même et quand on y va on assume. Bref je ne suis pas là pour faire l'apologie ou le procès du McDo, ni pour comprendre pourquoi ils ont switché pour le vert - ça me semble évident - mais plutôt pour essayer de comprendre ce qu'il y a aujourd'hui derrière ce changement de couleur, si justification il y a. Ecologie? Développement durable? Aliments sains? Comme je le disais le vert c'est pratique n'est-ce pas.

 

En bonne reporter d'investigation comme on dit je m'en vais donc sur le site français; oui en effet, il y a du légume, de la tomate qui dépasse, des fruits, du bio à boire dans le happy meal, du blé, de l' "exigence au quotidien", du développement durable au stand café, du sport avec l'iron tour pour enfants, de l'information nutritionnelle, de l'éco-promenade, de l'éco blog, un plan énergie renouvelable pour alimenter les restaurants, et j'en passe. OK, c'est bon, je suis convaincue. Ils méritent leur logo tout vert. Ca ne changera pas le nombre de calories dans un Maxi Best of, on est d'accord, mais accordons leur au moins la démarche - très en avance sur beaucoup d'autres enseignes.

 

 

Le mot de la fin? Soyons responsables ou arrêtons de nous plaindre, ce n'est pas comme si on ne nous l'avait pas dit avant.

 

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 22:07

LorEspresso - pack

 

 

J'en parlais récemment avec l’arrivée des capsules Casino sur les terres de Nespresso, et voilà que la première marque nationale s’engouffre également dans la brèche avec l’Or Espresso, une gamme de 4 capsules compatibles elles-aussi avec les mêmes machines à café. On est certes encore loin de Nespresso en nombre de variétés, mais on peut parier sans grand risque que si l’Or Espresso décolle, d’autres références viendront s’ajouter à cette gamme de départ. Ces produits seront disponibles en grande surface dès le 7 avril prochain.

 

Les plus, les moins ?

Commençons par les plus : des grains récoltés de manière responsable par des producteurs certifiés, une marque vieille de 250 ans qui s’y connait en matière de café et des capsules en plastique transparent (vs. en aluminium pour Nespresso). Côté moins, je dirais à titre tout à fait personnel que le sachet protecteur me semble un suremballage de trop, qui va plutôt dans le sens contraire des attentes consos actuelles.

 

Avec cette innovation, Sara Lee, numéro 2 du café sur le marché français, vise 20 à 25% de pdm sur le marche de la capsule d’ici quelques années.

 

Gamme:

Delizioso : doux, onctueux et velouté, c’est la gourmandise raffinée

Splendente : intense, riche et savoureux, c’est l’équilibre parfait.

Forza : corsé et plein de tempérament, c’est la puissance des arômes.

Decaffeinato : riche et subtil, c’est l’équilibre décaféiné parfait.

 

Prix de vente conseillé:

2 ,99€ le paquet de 10 capsules soit 0,30 centimes d’euro la dosette.

 

Côté web :

www.lorespresso.fr

Facebook Fan page l’Or Espresso

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 19:01

DOSETTES ESPRESSO CASINO

Source : lefigaro.fr (et merci S.)


Vendues 20% moins cher que les dosettes Nespresso et entierement biodegradables, elles arriveront en Mai dans tous les casinos, et ensuite dans les Monoprix et Leader Price.


Allez, je lance un sondage a tous les fans inconditionnels de Nespresso:
Les acheterez-vous?
Les gouterez-vous?
Et si vous aimiez, seriez-vous prets a switcher?

J'attends vos reponses!

Pour les autres articles sur Nespresso, cliquez ici
Georges & Moi
Nespresso Social Club

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 17:59

Culture Marketing va fêter ses trois ans dans 10 jours, ce qui, comme je le disais récemment, fait beaucoup en années-blog, au moins autant qu’en années-chien, genre au moins 20 ans je pense.

 

Ou en est donc Culture Marketing après tout ce temps? Voici quelques chiffres :

 

225062 visites uniques depuis sa création. Est-ce beaucoup ? Franchement je n’en ai aucune idée.

 

823307 pages vues.

 

220 abonnés, soit avec un peu de chance 200 personnes qui doivent avoir vraiment très envie de lire des choses intéressantes et 20 personnes qui ont été inscrites de force, la famille et les amis.

 

247 articles publiés, ce qui à raison de environ 2h passées par article nous fait environ 494 heures passées à soit environ 21 jours. Ben oui ca occupe un blog.

 

383 commentaires reçus. Mon audience n’est pas très bavarde, mais vu que vous allez sur mon blog quand vous êtes au bureau on ne peut pas trop vous en vouloir…

 

Je constate que DN/DV a toujours son petit succès, ainsi que le brief marketing ou encore l’abécédaire du marketing… A croire que les gens viennent vraiment chercher de l’information sérieuse ici, ma foi je trouve cela incroyable.

 

Pour finir, je vous propose une liste d’articles ayant provoqué à l’époque quelques réactions. Bon, c’est aussi parce que je sais que c’est vendredi et que vous n’êtes comme qui dirait pas à fond. 
 

L’incroyable cote d’amour de Meetic

Have a break

Le Best of de l’été 2007 (je vous conseille de re-visionner Michel le bruiteur de graviers, hilarant)


Orangina : carton jaune


Bon week end tout le monde.

 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 23:39

Bon, ce n'est pas comme si je ne vous avais pas prévenus, le voici le fameux article sur les social media, ma marotte.

2009 vient de se finir et comme chaque année on fait les bilans. Un chiffre, pour commencer et donner l'ampleur du phénomène : 350 millions. C'est le nombre de membres que Facebook a atteint fin 2009. Dont 100 millions rien qu'aux US. De quoi reléguer les gens qui croient que Facebook n'est encore qu'un effet de mode au placard, s'il y en a encore. Pas sûr d'ailleurs qu'ils soient super nombreux dans ce club quand on sait qu'au sein du très fameux Fortune 500, le listing des 500 compagnies américaines les plus puissantes, seulement 9% d'entres elles disent ne pas utiliser encore les Social Media.

Si vous faites partie de ces gens et que là après avoir lu une dizaine de lignes vous vous dites "mais sacrebleu de quoi parle-t-elle?" 1) il est temps de vous mettre à la page 2) n'allez pas voir vos collègues à la machine à café demain en leur disant que vous avez découvert un truc dingue qui s'appelle Facebook (honte, exclusion sociale et blagues sur votre âge s'ensuivront) 3) lisez cet article jusqu'au bout, je ne dis pas que vous serez au top, m'enfin bon il faut bien commencer par quelque part...

Les Social Media, selon la définition donnée par Wikipedia, ce sont les différentes activités qui "intègrent la technologie, l'interaction sociale, et la création de contenu. Andreas Kaplan et Michael Haenlein definissent les médias sociaux comme "un groupe d’applications en ligne qui se fondent sur l’idéologie et la technique du Web 2.0 et permettent la création et l’échange du contenu généré par les utilisateurs"[1]. Les médias sociaux utilisent l'intelligence collective dans un esprit de collaboration en ligne. Par le biais de ces moyens de communication sociale, des individus ou des groupes d'individus qui collaborent créent ensemble du contenu Web, organisent le contenu, l’indexent, le modifient ou font des commentaires, le combinent avec des créations personnelles. Les médias sociaux utilisent beaucoup de techniques, telles que les flux RSS et autres flux de syndication Web, les blogues, les wikis, le partage de photos (Flickr), le vidéo-partage (YouTube), des podcasts, les réseaux sociaux, le bookmarking collaboratif, les mashups, les mondes virtuels, les microblogues, et plus encore."

Bref, vous l'aurez compris, une plateforme telle que Facebook regroupant plus de 350 millions de potentiels consommateurs est devenu en quelques années un élément incontournable pour les marques. Quand on sait que les projections parlent d'une croissance de plus de 30% par an pendant les prochaines années, on n'a encore moins envie de rester sur le pavé. Paradoxalement, la crise a certainement eu un effet déclic sur ces nouveaux médias, qui proposent des outils puissants, et finalement pas si cher, d'autant plus que lorsqu'il s'agit de justifier le moindre cent dépensé, ces outils sont imbattables: tout est mesurable, quantifiable. Qu'il s'agisse de Twitter ou de Facebook, les "analytics" comme on les appelle, donnent accès à presque tout. Sexe, âge, pays, langue, interactions entre la marque et les consos, ranking, share of voice, tout y est. Pour n'en citer que quelque uns: twitteranalyzer.com, Twinfluence.com, Quotably, Tweetburner, Twittermeter, Twitstats...

A tel point qu'un institut américain, Vitrue.com, s'est penché sur la question et a tenté de lister un Top 100 des marques les plus puissantes/présentes dans les social media. Pour le faire, ils ont analysé tous les jours pendant une année l'activité de plus de 2000 marques dans ce domaine, incluant social networking, le partage de videos et de photos et leur nombre de vues, le micro-blogging ou update de statut (dont Twitter fait partie), les blogs (commentaires, interactions...). D'une certaine manière, quelles marques sont les plus présentes, mentionnées et discutées sur le web aujourd'hui?

Pas de grosse surprise, dans le top 10 on retrouve des media et de la nouvelle technologie en masse : iPhone, Disney, CNN, MTV, NBA, iTunes, Wii, Apple, Xbox et Nike. Starbucks arrive en 11e position, pas mal. Coca Cola un peu à la traîne en 31e position, qui nous a habitué à mieux. En revanche, surprise pour moi: Victoria's Secret (qui sera d'ailleurs le sujet d'un prochain article sur le merchandising) et Nutella en 41 et 42e positions. Avec en fait le plus marquant une écrasante domination d'Apple. Ce n'est pas pour rien que Steve Jobs vient d'être nommé "World's Best Performing CEO" par la Harvard Business Review début Décembre et que Fortune lui a décerné le prix du "CEO of the Decade"...


Si vous souhaitez voir le listing complet, c'est par là.


Enfin, si on compare ce Vitrue 100 avec le très connu classement Interbrand, il est intéressant de voir que ce dernier rassemble quant à lui dans son top 3 les marques suivantes Coca Cola, IBM et Microsoft... Comment dit-on déjà? Se reposer sur ses lauriers? Ah oui c'est ça.


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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 09:57

Comment communiquer quand on est bon mais que l'on n'est pas le premier? Comment dire les choses sans trop en dire? Et pourquoi faire tous les efforts du monde pour cacher quelque chose revient-il à se tirer une balle dans le pied?

TF1 nous a donné ce week end une leçon de communication, avec sa dernière campagne sur les meilleures audiences 2008. En effet - et ça ça fait le tour de la toile depuis - tous les ans depuis quelques années TF1 avait habitué le grand public au rituel Top 100 des meilleures audiences de l'année, au sein duquel la première chaine se réservait systématiquement la plus grosse part du gâteau avec 70 à 80% du classement.

Et bien cette année - ô surprise - qu'avons-nous eu? L'affiche suivante, sobre, synthétique, efficace, tranchante....en apparence.




Source : Etude Mediamat


Pas besoin d'avoir fait Polytechnique pour comprendre que cette nouvelle présentation cachait quelque chose. Et d'ailleurs, ça n'en a que plus excité les curieux, qui sont directement allé mettre leur nez dans le détail du classement ! Résultat de la fouille : 96 des 100 meilleures audiences, un record certes, mais une première place chipée par M6, un certain 17 Juin 2008 devant un match France - Italie suivi par plus de 13,2M de français...Et oui. Un peu honteux et peu désireux de communiquer pour le concurrent chez TF1, on a opté pour la version toplines. D'autant plus que cela arrive à un moment défavorable (contexte politico-economique compliqué, réforme de l'audiovisuel, crise financière, mauvais scores du JT de Laurence Ferrari...ça commençait à faire beaucoup pour la chaîne) où la part de marché de TF1 s'enlise doucement mais surement autour des 27% après avoir caracolé pendant longtemps vers 30%...

Bon, en vrac, voici la liste des choses qui cartonnent encore auprès de nos petits français moroses
- le foot (merci l'Euro)
- les succès hexagonaux bien de chez nous (astérix, les bronzés, Miss France, Joséphine & Julie Lescaut)
- les Experts

Voilà. C'est tout. Franchement, à 95% je pense qu'on a fait le tour. Dingue, non? Parfois je me dis qu'on est vraiment un pays de beauf et là en général je me rappelle que j'adore le foot, les Experts et les Bronzés...


C'est drôle parce que cette histoire, outre la bonne claque de TF1 qui circule sur le net, me rappelle un livre que j'ai lu récemment (The GroundSwell - mot qui signifie "la lame de fond"- écrit par deux américains du Forrester Research).

Ce bouquin, qui raconte comment une rumeur, un interdit, un mouvement non souhaité sur le net ne peut pas être stoppé et que, comme dirait PPDA, "à défaut de ne pouvoir l'éviter il faut savoir l'embrasser". En gros, il vous explique à coups d'anecdotes & de petites histoires du net, comment un bouche à oreille positif ne coûte pas grand chose et peut avoir des résultats très positif pour la marque, et qu'il ne faut pas hésiter à l’entretenir; et comment évidemment un bouche à oreille négatif peut quant à lui être destructeur si la marque ne cherche pas à l’écouter et à y répondre.


Or l'un des premiers phénomènes qu'ils y décrivent, est le fameux Streisand Effect ou comment Barbara Streisand, ayant appris qu'un photographe célèbre allait prendre la côte californienne en photo pour en faire une restitution géante façon Arthus-Bertrand, lui a écrit pour lui demander de supprimer le(s) cliché(s) sur lesquels on verrait sa maison... Pression, menaces ont eu pour effet le résultat inverse : les internautes ayant appris cela, ils se sont empressé de balancer sur la toile toutes les photos de sa maison vue sous toutes les coutures. The Streisand Effect. Et je trouve que cette histoire avec TF1 a pris comme un air de Streisand Effect cette semaine.



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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 00:41

Voici un nouvel article qui arrive juste à point : juste avant le petit Jesus, la dinde, les cadeaux, les indigestions, la cuite du 31, mais aussi et surtout avant la nouvelle année. Et en 2009, la grosse nouveauté, c'est que couic, à partir du 5 Janvier on va dire adieu à la pub sur les chaines publiques après 20h. Et oui. La bonne vieille pub qui permettait d'aller se faire une demi baguette et un demi-camembert entre le JT et la météo. Puis la pub entre la météo et le traditionnel film de 20h50. Ca on l'a tous compris, mais pour le reste...


Entre non-événement (genre ça va pas non plus révolutionner notre vie) et débat ultra-politisé, les brèves de comptoir ont la peau dure et soyons honnêtes, on n'a pas compris grand chose à tout ça. J'ai donc décidé d'apprendre quelque chose aujourd'hui. Je vais essayer de comprendre le pourquoi du comment de cette réforme. Et pourquoi, surtout, elle fait autant parler d'elle.

D'abord, qu'est-ce que ça va changer pour nous téléspectateurs? Ben, j'ai envie de dire : pas grand chose d'un point de vue visuel. Un peu moins de pub, un peu moins de bruit le soir, un peu moins de temps perdu, et la possibilité de passer la soirée devant la télé sans pour autant se coucher tard. Petit calcul rapide : le JT à 20h, le premier film à 20h35, puis le deuxième à 22h15. Sur ce point on peut dire que les français sont plutôt unanimes : selon un sondage mené par le CSA les 10 et 11 Décembre derniers, 70% des interrogés se déclaraient satisfaits. 65% d'entre eux se déclaraient même satisfaits de manière générale de l'arrêt de la pub après 20h sur les chaînes du service public. En fait, là où le bât blesse, c'est quand on aborde le délicat sujet de la nomination du patron de France Televisions par le Président de la République. 18% des français seulement sont d'accord...Et c'est là que ça devient fortement politique (et que je commence à être un peu larguée). Première critique avancée : cela favoriserait les copains du privé de notre Président qui eux, accueilleraient à bras ouverts les anciens budgets pub du service public. C'est sans compter qu'ils vont devoir eux aussi se ré-organiser pour ne pas perdre tout l'audimat au profit des programmes du service public commençant, eux, plus tôt. Pfou. Un vrai casse-tête. Entre un programme de qualité, sans pub, qui commence plus tôt et permet de se coucher tôt, et une émission de télé-réalité, à votre avis, que choisira le téléspectateur?


Car la deuxième chose qui est censée changer pour nous, c'est la qualité des programmes. D'un point de vue un poil démagogique, c'est bien entendu le premier argument avancé par les réformistes. Finies les émissions populo-pré-mâchées justifiées par la pression de l'audimat (il suffit de regarder M6, la chaîne auto-proclamée coach des français, c'est à pleurer : bouffe, déco, relooking, recherche d'appart, nounou, agence matrimoniale spécialisée dans les cas sociaux, tout y est. En revanche quand il s'agit d'éduquer un peu les jeunes avec des programmes intellectuels, y'a plus personne. Je dis ça, ceux qui me connaissent savent que je voue une admiration sans borne au Diner Presque Parfait...).

Audimat, quand tu nous tiens.
Et la courbe de l'audimat, au fait, qui la regarde ? Je vous le donne en mille : les investisseurs, autrement dit, les annonceurs, qui veulent savoir combien de ménagères vont acheter du Kinder Bueno après le matraquage de la veille. Si l'audimat est mauvais, couic, terminato, on coupe les budgets pour les mettre ailleurs.
Doù la célèbre et - à défaut d'être intelligente, nous dirons lucide - intervention de Patrick Le Lay, ex-PDG de TF1, qui a dit un jour : "Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective business, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. […] Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. […] Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise… […] La télévision, c'est une activité sans mémoire.". CQFD.
L'exemple, la best practice: la BBC (modèle qui, soit dit en passant, a été depuis fortement remis en question). Notre ministre préférée de la culture pub nous l'assure d'ailleurs, nous bénéficierons de programmes de qualité : "Il ne faut pas reproduire le passé mais il est nécessaire d'avoir les moyens et l'imagination de créer des émissions qui ont marqué leur temps par leur nouveauté et leur impertinence. Aujourd'hui, c'est aussi le cas avec des programmes comme Plus belle la vie." Ben on se sent drôlement plus confiant tout à coup.

Je récapitule : pour nous marketeurs ce qui va éventuellement changer c'est qu'on va passer moins de temps à compter du grp (toujours ça de pris) et que certains grands groupes vont d'un seul coup découvrir un nouveau média appelé l'internet. 2009 ou la réforme des métiers de planneur stratégique et de marketeur grande conso. Il était temps.


Enfin, dernier sujet sensible, à plus forte raison en temps de crise financière mondiale, de recession, de perte de pouvoir d'achat : le financement. Alors, bon, comment faire simple.
Avant, les marques payaient pour avoir de la pub; désormais, les contribuables paieront pour ne plus en avoir. Enfin sauf que quand il y en avait on pouvait tout à fait ne pas la regarder et c'était gratuit. On pouvait téléphoner pendant la pub. Et bien maintenant, avec le nouveau système basé sur les taxes sur les télécommunications, on paiera plus cher le coup de fil qu'on ne passera plus pendant la pub qui n'existera plus. Le service public aura désormais un budget de 450M d'euros garanti un an (pas garanti quoi) à utiliser à bon escient. Sinon couic. Et si couic, alors les programmes seront de moins bonne qualité. Et si ils sont de moins bonne qualité alors les téléspectateurs iront sur les chaînes privées. La pub y coutera plus cher. Tout le monde aura casqué pour rien. Ouh la. Une réforme pour les intellectuels, vous disiez?

Bref, depuis des mois, c'est galère sur galère pour la pauvre Christine. plus de 800 amendements déposés, des tollés à gauche comme à droite - officiellement pour la sauvegarde de la démocratie et la liberté de la presse, officieusement la gauche a les choco-boules parce que c'est elle qui l'avait proposé en premier. A tel point que c'est M. de Carolis qui a dû annoncer lui-même cette nouvelle qui n'en était pas une. Entre la porte et le déshonneur...



Je concluerai cet article en revenant rapidement sur cette histoire de démocratie, avancée comme un étendard par la profession journalistique, et notamment l'élite parisienne, en vous conseillant un livre tout à fait passionnant intitulé "L'omerta Française" (Sophie Coignard, Alexandre Wickham). Celui-ci se lit très bien et nous ouvre les yeux sur cette profession, qui, rappelons-le, à bien des égards n'a pas attendu notre président actuel pour s'auto-censurer pour les beaux yeux du pouvoir...Berlusconisation, Poutinisation...Que chacun balaye devant sa porte...

Et si vous le permettez, oublions tous ces faux débats un instant : ici le vrai débat posé par cette réforme est bien ailleurs. C'est le débat de la performance. Le service public doit-il se soumettre à la pression de la performance? 

Mmmm... Comment dire. J'ai tout à coup en tête la vision de mon bureau de poste à l'heure de pointe, des grévistes de la SNCF, et je me dis : oui, pourquoi pas?

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 10:31

Oui, oui, je sais. Long time no see comme on dit. Que voulez-vous : c'est la rentrée et son lot de bonnes nouvelles.

Voici, en ce début d'Automne, la nouvelle campagne Ikea qui sera sur les écrans à partir du 04 Octobre, soit après demain. Elle introduit leur nouveau claim et donc leur nouvelle plateforme de positionnement : "Ikea, bien plus qu'un marchand de meubles".

Au passage, je ne voudrais pas dire mais le mari qui reste dans la voiture au chaud à lire l'Equipe pendant que sa femme fait les courses, bon, on a vu mieux. En revanche, j'aime beaucoup celle du bureau. Elle est très proche de la réalité. Car Ikéa c'est bien, mais c'est on est tous d'accord, c'est la méga-plaie : c'est la sortie corvée en banlieue, qui va prendre des heures, où on va avoir chaud, avec tout le monde qui donne sa shopping list remplie d'objets aux noms imprononçables...Encore du boulot de ce côté là...

Pour les articles précédents sur Ikea,
cliquez ici






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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 19:52

Si vous ne le saviez pas encore, Lancôme vient de lancer son nouveau parfum en grande pompe (relais presse, buzz, copy TV, affichage etc) : impossible de la rater, la pub est placardée absolument partout.





Pour ce parfum, la marque française a choisi une égérie américaine, Anne Hathaway, une actrice américaine presque inconnue des français (enfin, totalement inconnue des hommes français et à peine connue des françaises - qui l'auront éventuellement vue dans le film Le diable s'habille en Prada). Ce choix confirme le virage pris par la marque il y a déjà quelques années. En effet - permettez-moi l'expression - il semble que la marque soit en train de se 'Loréaliser'.

Je m'explique : après de nombreuses années où l'image Lancôme a été représentée par le visage d'un mannequin, européen de surcroît (Isabelle Rossellini, Juliette Binoche...), nous assistons à l'américanisation de la marque en même temps qu'à la construction d'une dream-team type l'Oréal Paris issue en grande partie du monde merveilleusement glamour du cinéma américain.

Anne Hathaway vient en effet compléter une équipe de choc d'ores et déjà composée de Clive Owen (ok, il est british), Kate Winslet ou encore Uma Thurman (même si, pour la petite anecdote, leur collaboration s'est terminée en mai dernier devant les tribunaux...le risque à prendre quand on travaille avec des américains?). Deux exceptions cependant : Elletra Rossellini, fillle d'Isabella Rossellini, visage mythique de la marque pendant des années, et Daria Verbowy, mannequin en vogue. Le tapis rouge du cinéma serait-il désormais plus vendeur que les podiums milanais?

Ce parfum récolte pas mal de suffrages sur les blogs, pour ceux qui l'auraient déjà senti notamment, mais je reste cependant étonnée du choix de l'égérie et du nom. Pour un public français, il faut bien avouer qu'appeler un parfum "Magnifique" et choisir cette femme comme égérie - que je trouve personnellement un peu fade - ça tombe un peu à plat et manque cruellement de personnalité. C'est un peu comme si une marque comme Renault appelait sa nouvelle voiture "Rapide" ou bien qu'une agence de com pondait un slogan du genre "Super".

Deuxième option, vers laquelle je tendrais plutôt, serait que ce lancement ne serait pas particulièrement destiné au marché français (même si, pour une maison de luxe, ce marché reste une vitrine incontournable). Je parierais même plutôt pour le marché américain. Ca sent le mot chic parce que français, tout en étant relativement facile à prononcer, un peu à la "J'adore" de Dior, vous ne trouvez pas? Comme tous plein d'autres mots, que l'on retrouve parfois dans le vocabulaire américain,  tels que routine, ensemble, finesse, hommage, déjà-vu, rendez-vous, tête-à-tête, formidable, et j'en passe.

Les US, premier marché de Lancôme?
Ou campagne volontairement orientée US pour booster le marché local en cette période d'euro fort ?

Le risque ou l'opportunité étaient-ils si grands qu'ils justifiaient de quitter, à terme, ce formidable piedestal que constitue le luxe à la française?


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