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Un super podcast pour les marketeurs qui veulent de surcroît améliorer leur anglais, dont je suis absolument FAN  :

 

Business English Study

 

On y trouve tout: du cas Manchester United "How to negotiate the best deal" au cas Lego "How to survive in Business" en passant par Ray Ban "How to sell cool" Ikea, Johnny Walker, Coca Cola, Apple, Rolex, Porsche...

 

S'abonner d'urgence, et surtout télécharger & écouter tous les épisodes! Un bon moyen de passer le temps au bureau dans le métro...

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 22:54

Fans de Mikeline, Toufix & Kevina, réjouissez-vous car vos idoles reviennent à l'écran.



On va les retrouver prochainement grâce à la dernière campagne Carambar, orchestrée par l'agence BBDP & Fils : plus d'une dizaine de films différents circuleront sur Internet et en télé, à l'occasion du lancement d'une nouvelle gamme Mini.

Ils ont tous des noms tout mignons genre mini-gourmands, mini-caramels tendres, etc. Miam. La cerise sur le gâteau, c'est que les blagues ont également été écrites par Elie Semoun, alors ça, moi ça me donne envie d'aller ramollir quelques Carambar, juste pour voir tiens.

Quant au choix de l'égérie, il me semble plutôt bon : certes éloigné d'un George Clooney en terme de sex appeal, Elie Semoun a cependant acquis auprès des jeunes - et des moins jeunes - une vraie popularité. Grâce à des personnages de loosers mythiques et une batterie de sketches connus par coeur, je crois bien  qu'Elie Semoun est capable de drainer une cible très large, familiale, allant des enfants aux adultes nostalgiques. On retrouve dans cette campagne à la fois la tendresse, l'humour voire l'espièglerie qui ont fait la marque.

Me vient d'ailleurs une question existentielle : sait-on si le chiffre d'affaire de la profession dentaire est correllé à la part de marché Carambar? Oui, parche que bon, vous avez décha echayé de vous débaracher d'un caromba collé aux gants qu'on a l'imprequion que cha va vous décoller la genchive? Chi, chi. Ch'est dentichte direk.




 

Published by Miss Culture Marketing - dans Plan de lancement
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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 17:21
Ce week end, de nombreux parisiens ont pris je pense une bonne grosse décharge de caféine. Impossible de rater, en effet, les mini cooper break customisées Red Bull qui ont sillonné les quartiers un peu animés de la capitale un samedi après midi et échantillonné les passants à tout-va. Un véritable débarquement, amorcé il y a une semaine avec 150 mini bleu-blanc-rouge remontant les Champs (et bloquant la circulation). De là à y voir un symbole, un comportement conquérant, une victoire sur l'ennemi, bref, un pied de nez aux autorités sanitaires, je vous laisse vous faire votre propre opinion...




Après des années à se voir refuser l'entrée du marché français par l'AFSSA (l'agence française pour la sécurité sanitaire) Red Bull aurait-il fini par céder? La marque semble avoir décidé de faire le dos rond et de changer la composition de sa fameuse boisson énergétique pour se conformer à la législation locale. Conséquence immédiate : exit la Taurine (acide aminé interdit sur le sol français), bienvenue l'Arginine (un autre acide aminé...). Une concession qui soulève, à mon sens, beaucoup de questions (existentielles, je vous préviens) à la fois sanitaires & marketing...

La première question d'ordre marketing que je me pose est la suivante : en quoi Red Bull, qui tire son nom, son logo, sa notoriété, bref son essence, de son principal ingrédient la Taurine, peut-il rester Red Bull lorsqu'on l'enlève justement de sa composition? Qu'en diront les puristes? Au goût (pour avoir été échantillonnée) rien n'a changé que les fans se rassurent : Red Bull a toujours cet immonde goût de banane chimique. La canette est également la même. Bref, comme disait mon prof d'histoire de 4ème en parlant du Canada Dry, ça a le goût de Red Bull, ça a la couleur du Red Bull, mais pour autant est-ce toujours du Red Bull (première question existentielle) ?

La deuxième question, d'ordre plutôt sanitaire, est une synthèse de plusieurs questions soulevées par la composition de Red Bull : lorsque l'on croit en l'innocuité de son produit, changer sa composition est-il vraiment un bon signe envoyé aux consommateurs?

A titre de parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire (mais ça reste personnel) lorsqu'on commercialise un produit controversé, je vous conseille de faire un tour sur le site www.redbull.fr. Justification à outrance, réponses évasives, on sent que la marque arrive sur le marché français avec un sacré bagage, voire carrément une grosse casserole, et qu'elle met le paquet pour s'en défaire aussi vite que possible. Mais à force d'insister là où ça fait mal et bien ça ne fait pas que du bien (faudra que je la note, tiens, celle-là). Si l'idée de désamorcer la polémique une bonne fois pour toutes était bonne, l'exécution l'est nettement moins.

Dans la catégorie ingrédients, lorsqu'on clique sur "arginine", on obtient : "l'arginine est un acide aminé". Je ne sais pas pour vous, mais moi qui n'ai jamais rien compris en sciences naturelles, cette phrase n'est pas pour me rassurer. Aussi peu de détails, c'est louche, quoiqu'on en dise : peut-être aurait-il fallu aller jusqu'au bout de la démarche et dédramatiser carrément le sujet avec un exposé complet sur ces-petits-acides-aminés-innofensifs-qui-sont contenus-dans-notre-corps-naturellement...(avec des petits dessins d'enzymes gloutons, tout ça).

Quant à la phrase "Les personnes actives commencent à se rendre compte que Red Bull est idéal pour faire face à un mode de vie dynamique et exigeant.Pour le dire plus simplement...Red Bull donne des ailes.",  elle me glace les sangs. Je laisse chacun libre de son interprétation, mais à une période où l'on parle beaucoup de stress en entreprise, ce genre de statement me semble limite déplacé. Tant qu'à changer la composition, tant qu'à faire du red Bull qui n'est plus du Red Bull, tant qu'à vouloir se refaire une virginité à tout prix, pourquoi ne pas carrément adapter le discours marketing aux consommateurs français avec une approche plus soft?

Néanmoins - je dois le reconnaître - la seule chose qui ait bien été exécutée, parce qu'elle est justement en ligne avec le mythe qui s'est construit autour de la marque en France alors même qu'elle n'y était pas autorisée, un mythe fait d'interdit et d'irrévérence (que celui qui n'a jamais rapporté de cannette en cachette d'un trip londonien se manifeste!), c'est le plan de lancement. Parce que manigancer un saut de base jump illégal du haut de la Tour Eiffel ou bien bloquer la circulation des Champs Elysées, il fallait oser...

Reste pourtant LA question existentielle : votre Red Bull, vous le voulez avec ou sans Bull?


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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 22:26
L'autre jour, je parlais de la Saint-Valentin et de la difficulté des marques à parler DU sujet sans tomber dans le kitsch ou pire, le graveleux, et bien je crois que mon nouveau sujet en est le parfait contre-exemple ou plutôt la parfaite démonstration que c'est tout à fait possible.

Le contexte, il faut bien le dire, est plutôt porteur : retour du sexy chic - je parlais du succès de Dita Von Teese, redonnant au strip tout son éclat glamour; recherche de bien être, d'hédonisme & d'authenticité par les consommateurs ; succès d'une série comme Sex & The City ; explosion des marques comme Yoba ou Rikiel, sur un territoire jusque là occupé par 1) les hommes 2) des marques purement 'cliniques'. Je vous laisse imaginer le mélange, ça fait pas rêver...Bref, tout ça manquait sérieusement de glamour, de complicité et de romantisme, allez le mot est lâché, d'une approche féminine. Et bien, croyez-le ou pas, mais ce dont je vais vous parler vient d'un homme. 40 ans après Mai 68, c'est donc un homme qui vient donner un coup de pied dans la fourmillière et remettre en question le couple, un vrai symbole post-féministe.

"Mais de quoi parlons-nous enfin?"
(j'en vois qui se tortillent sur leur chaise : je suis trop forte, deux paragraphes et toujours autant de mystère...)

Je vous parle de la première marque de cosmétiques du plaisir. Ce n'est pas moi qui ai inventé le terme, hein, c'est le positionnement de la marque et sa tagline. Cette marque, Yesforlov, est sur le point d'être lancée en France et à l'international et va faire parler d'elle. Lancée par Christian Palix, un entrepreneur issu de la génération start-up, elle risque bien de faire trembler le monde merveilleux (et, disons-le, super lisse) du soin & de la beauté. Exit les non-dits, exit la pudeur, l'intimité va désormais s'exposer et s'assumer de manière glamour, ludique, et sélective. Yesforlov cumule les points forts, je vous laisse juger.

Petit plantage de décor :


yesforlov_logo-copie-1.jpg- un design pack, un logo et une charte graphique ultra soignés, imaginés par Philippe di Meo - accessoirement le designer de marques prestigieuses telles que Moet & Chandon. Noir, blanc, or et marquages à chaud à la pelle, les codes du luxe sont là et l'écueil de la énième marque cheap est évité. C'est valorisant pour le conso et moins moche que tous les packs qu'on a pu nous refourguer jusque là. Il était temps.

- un positionnement prix élevé, situé en moyenne entre 20 et 40 euros, ce qui a de fortes chances de faire de cette marque le summum du chic. Quoiqu'on en dise, tant qu'à taper dans le luxe, autant y aller franco, ça ne rendra le produit que plus désirable.

- un accueil plutôt favorable : à peine dévoilée, la marque a été adoubée par les spécialistes en gagnant fin 2007 le Beauty Challenger Award parmi 60 autres concepts de beauté. Il y a pire pour commencer!

- une batterie de spécialistes & scientifiques en support : sociologues, sexologues, dermatologues, bref potentiellement tout ce qui finit par -ogue, qui a un bac +12 et porte une blouse blanche. Du super lourd, c'est rassurant.

- un plan marketing à faire pâlir les plus grandes marques.
Sephora ne s'y est pas trompé (et s'y trompe rarement en terme de petite marque inconnue prête à exploser) et a signé une exclusivité jusque fin 2008. Surveillez la vitrine des Champs Elysées cette année...Et je ne parle pas de la révolution faite par la marque en terme de category management pour carrément créer une nouvelle catégorie in-store...En même temps, les produits étant de véritables ovnis, ils n'avaient pas d'autre choix. Mais l'exploit n'en reste pas moins admirable.

- une distribution pointue, centrée sur la parfumerie sélective haut-de-gamme: Sephora, Galeries Lafayette, Colette, l'Eclaireur, corner au Crazy Horse...DelicieusePoudre.jpg

- Une approche com / RP ultra pointue également puisque Yesforlov va s'appuyer cette année sur du buzz media relayé par des blogs et des opérations de marketing communautaire. De quoi rendre has been la concurrence en un claquement de doigts. Et je ne vous parle pas des petites idées malignes comme tout, tel le partenariat signé avec le groupe GM - l'un des leaders mondiaux des produits d'accueil - pour placer sur les tables de nuit des palaces et hôtels 4 et 5 étoiles, un "kit plaisir" (!) ou encore la campagne d'échantillonnage VIP de stars prévue lors d'un événement particulièrement glamour à rayonnement international...

BaisersGlacesBrulants.jpg - enfin, et c'est le coeur du sujet, une gamme large de produits innovants, sans pour autant oublier les grands classiques (revus & corrigés - c'est à dire méga glamourisés - of course). Franchement, c'est plein d'humour et pourtant totalement sérieux, et je vous parle ici de produits-que-vous-ne-vous-doutiez-même-pas-que-ça-puisse-exister. Quelques exemples? La Délicieuse Poudre Irisée (une petite houpette blanche super vintage dans une poudre blanche...comestible ! Miam, champagne & sucre glace, on se croirait dans un film de Marylin) ; le Kit de cache cache intime ; les sticks Baisers glacés / brûlants effet volcan; l'Huile de massage Affolante qui sent trop bon le fruit de la passion (mais pour cela bien entendu, ils sont allés chercher l'un des plus grands spécialistes, le nez de Thierry Mugler himself)...Tout est beau et chic, qu'on aurait bien envie de tout laisser en évidence sur la coiffeuse. Ben oui, on est des filles.


Et alors, me dites-vous, c'est quand donc le lancement de ce futur carton ??

Et ben suffit de demander : c'est le 22 Avril prochain, le jour de l'anniversaire de ma mamie. Je saurai quoi lui offrir comme ça (un châle).

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 20:55

Aujourd'hui j'ai acheté sur www.houra.fr la nouvelle glace Frusi. 

Rendez-vous donc la semaine prochaine pour un feedback en direct live de ce nouveau produit dans la catégorie "J'ai testé"! Pour ceux qui l'auraient déjà goûtée, n'hésitez pas à apporter votre contribution à l'édifice...


about-txt-copie-1.jpg

Petit rappel : mais qu'est-ce que c'est Frusi?

Je ne sais pas encore quel goût ça a, mais de ce que je sais, c'est une glace à base de yaourt, de muesli et de morceaux de fruits pour les filles qui se disent que bon, le magnum 3 choco c'est bien, mais c'est fatal.

Voir l'article en cliquant ici.

Lancé par Unilever au printemps, ce nouveau produit a bénéficié d'un plan de lancement marketing costaud, avec tout le tintouin habituel - affichage, presse, TV - mais pas seulement. 
En effet, l'agence MALLS, mandatée pour assurer une partie de ce lancement, a proposé un plan multicanal pariant sur la proximité, avec la mise en place de stands de dégustation un peu partout en France. Au total, plus de 400 000 glaces ont été échantillonnées, dans plus de 50 lieux différents. Des stands ont été ainsi installés dans des centres commerciaux, à Paris et en province, animés par des Frusi Women, des ambassadrices. Enfin, du 27 Juin, début des soldes d'été, et jusqu'au 7 Juillet, les filles on pourra goûter ces glaces au Printemps (Haussmann, Vélizy, Parly 2, Nation et plein d'autres magasins du réseau) entre 2 essayages. D'ailleurs, une fois n'est pas coutume, ce sont les cabines qui devraient être rhabillées pour l'occasion. On a mis le paquet chez Unilever...Vivement la dégustation la semaine prochaine!



Breve21257-copie-1.JPG

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 21:47

L'autre jour, je parlais des widgets (cliquer ici pour lire l'article), ces petits gadgets interactifs destinés à venir s'incruster de plus en plus, et avec plus ou moins d'élégance, sur vos écrans d'ordinateur. On m'a fait beaucoup de remarques sur cet article... ou plutôt sur son opacité! Visiblement, je n'ai pas contribué à rendre ce nouveau joujou électronique intelligible au grand public... Mais je n'ai pas dit mon dernier mot, sachez-le! Je reviens donc à la charge avec l'explication parfaite, à savoir : l'exemple!

 


 



Et quel exemple! On peut dire qu'ils ont mis le paquet côté widgets!
Je parle du plan de lancement de la nouvelle gamme de soins anti-âge pour hommes de Lancôme. Leur point d'accroche et leitmotiv ? "Who loves men?" Une bien belle question ma foi mais si vous le permettez on méditera là dessus un peu plus tard car là j'ai du pain sur la planche pour enfin arriver à expliquer à mon papa ce qu'est un widget...

 

La marque a évidemment créé son mini-site dédié www.who-loves-men.com, alimentée par une grande campagne d'e-mailing, posant jour après jour des questions à leur cible, censées susciter l'envie d'aller surfer y jeter furtivement un oeil et pourquoi pas, se laisser séduire. A chaque question ("Les hommes veulent-ils maîtriser le temps? Les hommes veulent-ils ressentir la passion?...") le mini site proposait un widget à télécharger, et ce, jusqu'au dernier jour de la campagne, où la marque et la nouvelle gamme a été révélée par un lien vers le site corporate.

La cible, justement ? Masculine, urbaine, CSP+ (pour ceux qui ne sont pas familiers : catégorie socio-professionnelle + ... plutôt aisée quoi) et âgée de plus de 25 ans. Jusque là on est tous plus ou moins d'accord. D'ailleurs, c'est déjà dur de recruter un homme pour des soins anti-âge, mais si en plus il a moins de 25 ans, ça commence à tenir du miracle.

 

A date, 20% des visiteurs ont téléchargé un widget, ce qui est plutôt bien quand on voit comment c'est difficile d'expliquer ce que c'est. C'est Yahoo qui est en back-office.

Alors, quoi, on ne sait toujours pas ce que c'est ton widget! Oui, bon ben j'arrive...

 

Un widget, c'est un outil qui vient décorer le fond d'écran de ton bureau Windows, et qui relaie magiquement des informations en temps réel sans que tu ais à te connecter à Internet. Par exemple, sur le site Lancôme, tu peux télécharger une station météo qui restera sur ton fond d'écran et se mettra à jour automatiquement sans que tu ais à ouvrir Internet Explorer. J'aime bien aussi le fond d'écran mobile, pour les stressés du boulot, qui permet de transformer ton fond d'écran en vue sur la mer, qui bouge....Zeeen. Un peu comme ces CD qui diffusaient le bruit des vagues il y a 10 ans quoi. Autres idées sympas : le lecteur mp3 ou la télécommande i-tunes, assez design ; le lecteur de flux rss (pour suivre l'actualité de mon blog par exemple, mais là on est déjà pointu) ; l'horloge design...

 

Et la cerise sur le gâteau : le site est sublime, zen, luxe. La forme n'a pas été sacrifiée au contenu, et ça c'est la vraie réussite de cette campagne Internet. J'ai lu des mauvaises critiques, sur le web, mais moi et bien je ne suis pas d'accord. L'agence s'appelle Business Interactif.

 

Bref, si après tout ça vous n'avez toujours pas compris ce qu'est un widget, je crois bien sans vous accuser que vous devez y mettre une bien mauvaise volonté. Si, si.

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 22:45

Il y a environ un mois, Renault a présenté sa toute nouvelle Clio 2007, la Clio by Rip Curl. Le plan de lancement est désormais en marche avec un mini-site internet dédié et un advergame. Jusque là rien de phénoménal, le mini site devenant une pratique relativement répandue. De plus, l'association surfing / auto avait déjà été réalisée par Peugeot et Quiksilver.

 

Ce qui est vraiment intéressant ici, c'est la façon dont Renault s'attribue et tire à soi les valeurs de la marque Rip Curl (dont les codes sont réellement dominants sur le site par exemple), et là je ne parle pas de valeurs du sport, mais bien du mode de vie véhiculé par la marque de surfwear.

 

D'abord dans les caractéristiques de la voiture : une teinte extérieure iceberg (pas terrible entre nous) qui tranche avec un intérieur rouge et noir sportif, un bac de rangement dans le coffre qui ne craint ni l'eau ni le sable (du moment que tu as un aspirateur, hein, parce qu'il ne faut pas croire qu'il est auto-nettoyant non plus) et un bloc audio qui accueille les lecteurs mp3 (pour ne citer aucune marque, ton iPod) et les connecte immédiatement aux commandes volant.

 

Ensuite côté technique, Renault garantit des émissions de dioxyde de carbone limitées à 126g/km ( pour info, la moyenne des véhicules vendus en France se situe autour de 152g/km, la plus propre des voitures étant la Toyota Prius, à 104g/km), ce qui est bien, mais placerait au mieux la Clio by Rip Curl à la vingtième place des voitures les plus propres...Enfin, elle est tout de même recyclable à 95% de sa masse (ne reste plus qu'à savoir quel est le pourcentage de voitures réellement recyclées en France). On est complètement dans le spirit écolo/authentique propre à une marque comme Rip Curl, un positionnement fortement porteur ces jours-ci - qui, une fois mixé avec une marque de voiture, donne le concept d'éco-responsabilité (un argument auquel sont assez sensibles les consommateurs en période électorale).

 

C'est, curieusement, un modèle présenté comme une série limitée destinée à durer, avec lequel Renault espère sans doute attirer une population jeune, mobile et sensible à la protection de l'environnement.

 

Ah oui et en diners mondains, s'il te plaît tu dis bien 'Clio by Rip Curl', pas 'Clio Rip Curl' ( sinon tu perds un peu de ton surfin' spirit).

 

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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 10:49

Des noms de marques passés dans le langage courant ? Rare sont-ils à pouvoir s'en vanter! Le DIM UP, lui, il peut le faire. Car tout le monde sait que le DIM UP et le BQTTS, c'est la même chose, voilà.

 

Objet particulièrement bizarre pour un homme mais libérateur pour les femmes, il est devenu culte en quelques sagas publicitaires. Mais il faut bien avouer que depuis quelques années on l'avait un peu perdu de vue...Que dire de plus que ces banalités : que nous, femmes d'aujourd'hui, portons sans doute moins de jupes que nos grand mères et que les MDD ont depuis fait leur apparition? Un triste destin pour le bas Dim?

 

Que nenni ! Il était temps, mais en septembre dernier, l'entreprise, pas ingrate pour un sou, n'a pas lésiné sur les moyens pour fêter comme il se doit les 20 ans de son chouchou, et Publicis, l'ami de trente ans de la marque, a mis les bouchées doubles pour qu'on en parle encore dans vingt ans...

 

D'abord, avec une nouvelle signature ("Redécouvrez vos jambes"), fortement ancrée dans l'histoire militante de la marque. En effet, n'est pas DIM qui veut. Un taux de notoriété proche de 100% et une musique mythique ont fait d'elle la marque de textile préférée des français, voui. Publicis se devait donc de trouver une accroche qui tînt (subjonctif imparfait, la classe) la route pour cette marque qui fit jadis le patrimoine audiovisuel et publicitaire français.Une signature reprise pour le site internet créé pour l'occasion : www.redecouvrezvosjambes.fr.

 

Ensuite, avec un peu de marketing viral, grâce à un site internet canular mis en ligne quelques semaines avant la campagne officielle, le Mouvement de Libération des Jambes. Au programme : faux JT avec témoignages d'accrocs aux pantalons ou au contraire manifs anti-pantalons. 

 

Puis, de l'événementiel, via un partenariat avec le Drugstore Publicis, sur les Champs Elysées. La vitrine parfaite pour faire parler du DIM UP : shootings automne-hiver spécialement réalisés pour lui, vente du coffret collector, habillage des portes du Drugstore avec des vitrophanies (cliquez ici). Bon, en même temps, c'est facile, ils jouent à domicile...

 

Une campagne media (presse & affichage) à fort impact (cliquez ici pour voir l'article).

 

Une soirée VIP pour lancer la campagne, organisée of course au Drugstore, avec le concours de l'agence PIETRI. Seul raté : le choix des people, puisqu'au micro les invités ont été obligés de supporter l'insupportable, à savoir Magloire. Oui, oui, c'est bien celui auquel vous pensez. Celui qui transpire beaucoup et qui a le même chien que Paris (Hilton).

 

Bilan ? Une campagne qui a réussi à rester fidèle aux valeurs de la marque et à son patrimoine publicitaire, grâce à un ton libre, un claim militant, et un produit toujours central. Mais Publicis a également réussi à l'ancrer le monde d'aujourd'hui - évitant ainsi l'écueil facile de la pub nostalgique - grâce à des visuels pointus et un plan media regorgeant de moyens marketing modernes. Au final, bien plus qu'une simple campagne media, contrairement aux apparences et sous couvert des vingt ans du DIM UP, c'est un véritable re-lancement de marque qui a été opéré, sous nos yeux et avec la douceur d'un voile Dim. A voir : comment cette signature sera déclinée en TV et si elle sera ou non accompagnée de la petite musique Dim... 

Un bémol? Oui, le logo. Sans le transformer, on pourrait le dépoussiérer, je ne sais pas, arrondir un peu la typo anguleuse, lui permettre d'être plus féminine quoi...

 

Un carton rouge? Ah oui. Vraiment les jambes des femmes sur les pubs DIM sont toujours aussi complexantes pour les femmes normales. Si si..

 

Côté DIM

- Marque née en 1958 à Troyes, sous le nom des Bas Dimanche, qui devient DIM en 1965, puis mixte depuis 1987 (oui, on se souvient tous de la parodie des Nuls...).

- L'agence : c'est suffisamment rare pour le souligner, Publicis est l'agence historique du groupe. C'est elle qui a déniché le fameux jingle dans les années 70, c'est dire...

- Légende : à l'origine, la musique aurait été une simple mélodie "au kilomètre" comme on le faisait dans les années 60...Mais face au succès de la campagne publicitaire, DIM se serait empressée d'acheter les droits de cette mélodie!

- 4,35 millions de paires vendues en 2005 en France (6 millions en Europe), 329M de CA annuel environ.

- Achetée par le groupe Sara Lee en 1989, et revendue il y a deux ans à un fond d'investissement, Sun Capital Partners (qui avait auparavant racheté Lee Cooper).

- 404 licenciements et une usine fermée en 2006, au profit de la délocalisation vers l'Inde et le Sri Lanka.


Côté gambettes

- 47 % des clientes ont moins de 35 ans.

- Il faut en moyenne 14km de fil pour fabriquer un collant.

- Saga publicitaire : http://www.museedelapub.org/virt/mp/dim/

- Pour voir la campagne d'affichage 2006, cliquez ici

- Pour voir la copy TV, cliquez ici
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