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Un super podcast pour les marketeurs qui veulent de surcroît améliorer leur anglais, dont je suis absolument FAN  :

 

Business English Study

 

On y trouve tout: du cas Manchester United "How to negotiate the best deal" au cas Lego "How to survive in Business" en passant par Ray Ban "How to sell cool" Ikea, Johnny Walker, Coca Cola, Apple, Rolex, Porsche...

 

S'abonner d'urgence, et surtout télécharger & écouter tous les épisodes! Un bon moyen de passer le temps au bureau dans le métro...

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 05:10

Je reprends ma génération Y où je l’avais laissée l’autre jour, avec, en hors d’oeuvre, quelques chiffres censés définir ces fameux Yers (source: génération Y 2.0 - 2008):

 

63% restent moins de 2 ans avec un employeur

72% préféreraient partir à l’étranger que déménager en France

81% attendent d’être promu dans les deux ans

60% appartiennent à au moins un réseau social

Passent 4h sur internet par jour

 

Pas commodes, les Yers, hein ?

 

Pourtant, avec 13M de personnes en France, 70M aux US et 200M en Chine, cette génération un peu complexe et si peu loyale va devenir la prochaine cible marketing majeure, alors il va falloir s’y faire. D’ici 2017, ils dépenseront plus d’argent aux Etats-Unis que les Baby Boomers. Ces jeunes, qui entrent tout juste dans la vie active, sont donc les nouveaux chouchous des marques. Et celles-ci ont du mérite car ça ne va pas être simple de leur vendre quelque chose. Elles sont d’ailleurs en train de revoir complètement leurs méthodes, leur approche et les media utilisés pour leur plaire. Ces nouveaux actifs sont mobiles, connectés, concernés par les grandes causes; ils donnent leur avis de consommateur (avec les conséquences que cela implique, cf. GAP) et font plus confiance à leurs amis, homologues, pairs, qu’aux marques pour dépenser leur argent. Ce n’est pas à la marque de dire qu’elle est cool ou trendy, c’est le consommateur qui en décidera. Ou plutôt ses amis, ses contacts Facebook, via du messenger, du msn, du chat, du ‘word of mouth’. Les e-mails ? Ils en écrivent et en lisent de moins en moins, presque plus pour tout dire.

 

Alors comment faire pour lui vendre un produit?

 

En arretant de le marketer.

 

Je vous sens perdu. Je vous rassure, quand je dis arrêter de le marketer je veux dire par là arrêter de faire du marketing à l’ancienne, lourd, pas subtil pour un sou. Le Yer ne veut pas entendre la marque lui rabacher son blabla habituel. Il veut construire la marque, la découvrir de manière ludique, engagée, à travers du contenu mobile, de l’entertainment tellement sympa qu’il a même pas l’impression qu’on est en train de lui vendre quelque chose (bon c’est là où on se fait un peu avoir en fait). 

  

Certaines marques l’ont bien compris.

 

Aux Etats Unis Trader Joe’s surfe sur la vague ‘eco-friendly / ecologiquement engagé / authentique’ avec des produits simple, pas chers et réputés d’une fraicheur exceptionnelle; Comme par hasard, comment en entend-on parler? Le bouche à oreille. 

 

Apple est simple et rapide d’utilisation, sans compter le ticket d’entrée faible (achat d’une chanson sur i-tunes vs. achat d’un CD entier). Les 3 critères qui rentrent dans le process d’achat de ces Yers sont ainsi le prix, la qualite et la rapidité.

 

L’offre on the go, one click away, voilà ce qu’on aime, et si possible mêlé à un environnement fun: le sport, la musique, l’environnement, une cause caritative...

 

Le blog du Consumerist rapporte ainsi une étude faite sur les Yers qui présente le top 15 de leurs marques préférées et confirme que les Yers “are drawn to brands that speak to them in a straightforward and stripped-down way, use plain packaging, and avoid excess” . Sans surprise, s’y trouvent JetBlue, Apple, Trader Joe’s, Ben & Jerry’s, Target, Levi’s (ce qui explique leur grand come back de ces dernières années), Converse, VW... Rien que du bon ‘good oldies’. Egalement, beau succès auprès des Yers, le site coolpeoplecare.com. Chez ceux qui ont déjà un revenu important, Chanel, Ritz Carlton, W Hotels, ou encore Cartier sont des marques incontournables (Source: 1st annual L2 Gen Y Prestige Brand Rankings -  measured the affinity for 105 iconic brands among the next generation of prestige consumers & surveyed 450 Gen Y high-earners from 45 countries, of which 83% are expected to make more than $100k+/year in the short term). Mais attention, déjà plus de 50% des femmes Yers dépensent leur argent en ligne quand il s’agit de luxe (ex: Gilt.com, Yoox.com....). Enfin, 20% des Yers considèrent désormais que leur principale source d’information concernant les produits de luxe sont sur les... blogs.

 

Pour finir, une citation, que vous pouvez trouver ici, et qui résume bien tout ce qui s’est dit sur la Génération Y: “Selon les deux auteurs de How Cool Brands Stay Hot, les entreprises et les marques devraient donc accorder plus d'importance aux valeurs et aux caractéristiques prioritaires aux yeux de la jeunesse. Pour rester en vogue pour cette génération future de consommateurs, les marques doivent comprendre comment renouer avec la génération Y , explique Mattias Behrer. A la seconde où vous dites à un jeune que vous êtes cool, vous pouvez être sûr que vous ne l’êtes pas. Ce n’est pas une caractéristique que vous pouvez prévoir ou poursuivre délibérément. Vous devez gagner le respect de cette génération critique, qui connaît de surcroît les ficelles du marketing.

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 18:17

Je crois bien qu’il s’agit d’une première: mon premier article écrit à 10000m d’altitude, quelque part au-dessus du MidWest enneigé, entre New York et LA...

 

 Quel meilleur symbole que celui-ci pour parler d’un sujet qui me tient particulièrement à coeur, la Génération Y...

YRepartons de la base: selon Wikipedia, « le terme génération Y désigne les personnes nées entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1990. Il tire son nom de la génération précédente, nommée génération X, ainsi que de la phonétique anglaise de l'expression "Why", signifiant « pourquoi ». D'autres termes équivalents existent, dont enfants du millénaire ou les diminutifs GenY et Yers. Les Américains utilisent également l’expression digital natives ou net generation pour pointer le fait que ces enfants ont grandi dans un monde où l'ordinateur personnel et l'Internet sont devenus de plus en plus accessibles. »

 

 Oui, la génération Y, c’est nous. Vous, moi, la jeune de 20 ans: je suis à peu près sûre que la majorité des gens qui sont en train de lire cet article sont des Yers...

 

 Ce terme, apparu pour la première fois en 1993 dans le magazine américain Advertising Age, combine donc deux dimensions, comportementale et generationnelle, mais c’est bien entendu la première qui nous intéresse le plus. D’un point de vue managerial, la dimension comportementale est même centrale. Les entreprises commencent à changer aujourd’hui leur façon de fonctionner pour s’adapter à cette nouvelle population, indépendante et connectée. Pas étonnant lorsqu’on sait que d’ici 2015, cette petite communauté que nous sommes représentera 40% des actifs en France...

 

Qui sommes-nous?

Nous avons grandi sans guerre mondiale mais avec la menace du chômage et de la récession, l’allongement de la durée du travail, et cela a fait évoluer notre rapport à l’entreprise et à la société.. Moins loyaux que la génération X, nous ne pensons pas que nous passerons notre vie dans la même entreprise. Nous posons plus de questions, nous challengeons, remettons en question les techniques de management, les ordres. Nous avons besoin de comprendre pourquoi, tout le temps. Et quand l’entreprise ne répond plus à nos attentes, nous la quittons pour une autre (j’ajouterais: en faisant preuve de lucidité quant à ce qui nous attend ensuite). La sécurité de l’emploi est un concept qui ne veut absolument rien dire pour nous et d’ailleurs notre CV est toujours prêt. Pour garder les Yers, les entreprises vont donc devoir changer radicalement. Tenir compte, par exemple, du fait que nous sommes moins carriéristes que nos ainés et plus attachés à nos valeurs personnelles – et que nous le ferons savoir si besoin.

Nous sommes également définis par notre lien à l’internet, qui à la fois nous donne un accès au monde extérieur sans précédent, que nous exploitons au maximum, mais qui paradoxalement nous rend plus individualistes que nos parents. D’ailleurs c’est souvent que l’on parle des 4 ‘i’ pour nous définir: individualisme, impatience, interconnexion, interactivité. Nos parents estimaient avoir des devoirs? Nous revendiquons nos droits.

Comment faire, alors, pour gérer ces zappeurs, nés avec une souris dans la main, passant deux heures par jour sur Facebook, rejetant l’autorité pour l’autorité, mais qui sont capables de s’investir à fond dans un job, dans une mission, tant que son utilité et son sens ont été prouvés?

Il est clair qu’à un moment ou à un autre, un manager de la génération X devra s’adapter. Il devra tenir compte et savoir exploiter la rapidité, l’efficacité, l’exigence et la créativité d’un Yer; respecter sa vie privée, son besoin d’equilibre (congé sans solde, congé abatique, maternité, tenue vestimentaire...); justifier sa place aux yeux de son équipe de Yers (triste, mais vrai) en leur démontrant ses competences et sa crédibilité sans arrêt; il mettra en sourdine toutes ces histoires de strates et de titres (dont le Yer n’a que faire); également, il répondra dans la minute, reconnaitra le travail d’un Yer (ne pas déconner là dessus), remerciera ses équipes, délèguera et cherchera à développer les personnellement...

Bref (est-ce mon Y qui parle), la base du management intelligent en quelque sorte, rien de bien nouveau. La seule différence avec avant, où un mauvais management était accepté (disons que les X vivaient avec) c’est qu’aujourd’hui, si le manager n’est pas a la hauteur, son Yer n’est pas content. Or un Yer pas content le dit, demande des changements et si besoin finira par partir.

Mais s’il tient compte de cela, il aura alors à sa disposition un collaborateur motivé, capable de traiter une quantité d’information gigantesque en très peu de temps et d’aller chercher de l’information dans les équipes transversales (sans doute de manière informelle car le Yer est un super facilitateur de business).

 

Allez, pour le plaisir, l’extrait en francais de ce fameux article d’Advertising Age qui un jour a décidé de nous donner un nom (1993)!

“Ce jeune adulte cynique aux cheveux rouge passant son temps devant la télé, et appartenant à la Génération X, a bien donné du fils à retordre aux professionnels du marketing. Ils ne répondent pas aux messages publicitaires, il ne sont pas loyaux aux marques et n’ont sans doute pas de travail…et donc pas de revenus à dépenser.

Mais de l’aide arrive ! Après cette génération de jeunes adultes en colère arrive un nouveau groupe d’adolescents qui va laisser la génération X sur place. Ces 13-19 ans sont 27 millions et dépensent 95 milliards de dollars par an. Ces chiffres vont augmenter dans la prochaine décade. Ce groupe est intéressé par la “vie réelle et de vraies solutions.”  (“real life, real solutions.”)

Les ados se sentent concernés par leur environnement : SIDA, les relations raciales, la pédophilie ou l’avortement pour ne parler que de ceux-là. Contrairement à leurs aînés, plutôt que de dire “Je suis perdu”, ils se demandent “Que vais je pouvoir faire ?” Ils aiment s’impliquer dans le travail bénévole et ils répondent bien mieux aux marques, surtout s’ils pensent qu’elles participent à rendre le monde meilleur. (...)

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 22:46

Alors récemment, et complètement par hasard je dois dire, j’ai pris un gros coup de vieux.

 

Je suis tombée sur un LipDub fait par les étudiants d’une école de commerce, et ô misère, j’ai découvert que c’était la grande mode de faire un LipDub puisque TOUTES les écoles / universités ont le leur ! Coup de vieux direct parce que 1) je n’ai rien reconnu de mon ancienne école 2) j’ai raté un sacré train niveau marketing. Oui parce que bon, spontanés ou pas, il ne faut pas s’y tromper, c’est de la com avant tout et c’est un énorme coup de pub pour l’école en question : visite des locaux, ambiance joviale – tout y est et chacun donne de soi pour montrer l’école sous son meilleur profil.

 

Alors bon du coup, toujours très professionnelle, j’ai décidé de les regarder tous ou presque, pour essayer d’en tirer des ‘learnings’ comme on dit ici.

 

Le premier ‘learning’, c’est que oui, le LipDub cartonne auprès de la population étudiante étrangère et est donc un excellent outil de com corporate pour peu que celui-ci soit bien réalisé (et nous y reviendrons). En témoignent les commentaires suivants pêchés sur YouTube.com :

 

Good God... They don't have obese young people in France? Man, that’s how I knew this wasn't made in the US.

 

Ou encore:

 

Ca donne limite envie de faire des études ...

 

Mais revenons aux origines et allons voir chez Wikipedia ce que l’on nous dit sur le LipDub (sic) : un LipDub (anglicisme) ou clip promo chantant est une vidéo réalisée en   playback et en plan-séquence par des collaborateurs au sein du milieu professionnel et généralement destinée à une diffusion sur Internet ou autres réseaux. Venu du monde anglo-saxon, le LipDub a pris son essor en 2007 avec celui élaboré par Connected Ventures, une agence média américaine. Réalisées plus particulièrement dans le milieu de la communication, ces vidéos cherchent généralement à témoigner de la créativité et de la bonne humeur qui règnent dans une équipe ou une entreprise.

 

Pour ceux qui découvrent le LipDub juste maintenant, pas de malaise, c’est donc normal, ce n’est pas très vieux.

 

Le résultat de mes visionnages ?

 

Toujours dans ce souci de professionnalisme, j’ai regardé dans le week end les LipDub suivants : ESC Dijon, Rennes, Lyon, Audencia, Mines St Etienne, X, Sciences Po Paris, Essec, Essca et HEC. La première leçon et bien c’est qu’il faut avoir une bonne musique. Et une bonne musique, c’est une musique que tout le monde arrive à chanter en playback et pas juste 3 personnes fans de comédie musicale (oui, il faut penser à ceux qui n’ont aucun talent artistique – je parle pour moi). Ensuite, il faut faire preuve d’un peu de créativité car le cheminement etant globalement toujours le meme, parfois ca peut devenir tres, tres long.

 

En bref, après un long (parfois trop long) visionnage, j’ai décidé de vous faire partager mon Top 3, que voici : 1) ESSCA 2) ESSEC 3) MINES SAINT ETIENNE.

 

J’adore celui de l’ESSCA : locaux tops, musique entrainante mais facile à suivre, figurants hyper en rythme – ce LipDub est un vrai outil de communication. Je retournerais presque en CPT 030 après ca.

 

L’ESSEC, ensuite : musique un peu dangereuse au début qui fait craindre le pire, mais les étudiants, super préparés, s’en sortent parfaitement au final. Je leur tire mon chapeau pour le petit plus créatif et la réalisation plus recherchée que celle des autres.

 

Enfin, Les Mines Saint Etienne : pourquoi ? Parce que je l’ai trouvé très créatif (mention spéciale pour la scène dans l’ascenseur et celle dans le labo de chimie !) avec une musique très bien choisie pour le coup. Et ce, malgré un handicap sérieux, leurs locaux... 

  

 

Allez je vous laisse avec l'ESSCA, bonne journee!

 

 

 

 

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 04:15

Les derniers mois, avec leur lot de mauvaises nouvelles, ont sérieusement entamé le moral des ménages comme on dit. Pourtant, ça avait pas trop mal commencé avec l'élection d'Obama. Des millions de gens étaient enfin prêts à croire au Père Noel. Et puis c'est arrivé.

Crise de confiance, crise de la consommation, crise des crédits, crise de l'immobilier, crise de nerfs... Les banquiers ont déconné, avec pour résultat que la crise est partout, sur toutes les lèvres. Je ne vous apprends rien en vous disant que cela influe sur nos comportements et sur la façon dont nous  consommons et je ne vous apprendrai rien non plus en vous disant que la société ne sera plus jamais la même qu'avant, blablabla. J'en entends une d'ici qui doit encore se dire que les marketeurs ont l'art d'enfoncer des portes ouvertes. Pourtant, c'est bien vrai. Plus que jamais cette année, les marques et de manière plus générale les entreprises devront s'adapter pour séduire le consommateur. Elles ne devront plus se contenter de vendre du rêve ou du bling bling : responsabilisation, éthique, et solidarité squatteront de plus en plus les boards des agences, de bien beaux sentiments qui seront sans aucun doute les prochains arguments marketing.

Il était  donc temps de se pencher sur les grandes tendances marketing de l'année 2009-2010 (les Marronniers des agences et des marketeurs, l'équivalent de ces passionnants dossiers tels que le classement des hôpitaux, des meilleures prépas, les dessous des sociétés secrètes ou des villes où il fait bon vivre, que nous ressortent les magazines comme l'Express ou Le point tous les ans à la même période...) Oui oui, on appelle ça des Marronniers.

 

Sans même faire de recherche sur le sujet, je peux vous dire de grandes platitudes comme "le consommateur sera social ou ne sera pas" (rapport aux dizaines de réseaux dits "sociaux" auxquels sont abonnés les moins de 35 ans, qui explosent - je parle bien sûr des Facebook-Twitter-SmallWorld-Linkedin-Viadeo pour ne citer qu'eux). Comme dit Reid Hoffman, le PDG de Linkedin : "LinkedIn is the office, Facebook is the barbecue in the backyard, and MySpace is the bar». En moyenne, 22M sur les 30M d'internautes français les utiliseraient et y passeraient en moyenne 1h40 par jour...Si après ça on me dit encore que les jeunes regardent la télé... Entre télécharger sa série sur le net, updater son profil facebook, tracker Chuck Bass sur Twitter (là les plus de 20 ans et les hommes ne peuvent pas comprendre), updater à nouveau son profil Facebook parce qu'en 10mn il s'est passé des trucs de fous dans une vie de teenager, tagger ses amis, et join the group "toi aussi tu détestes manger un cookie tout mou", je ne vois pas comment les jeunes regarderaient encore la télé. Open your eyes!

Ensuite le consommateur sera géolocalisé. Vive le GPS, vive Google Earth, vive Google Maps, vive le Black Berry. Mais comment faisait on avant? Ben on demandait son chemin, on se parlait quoi. Maintenant plus la peine, trop bien.

Mais la grande tendance bien sûr c'est que désormais, le consommateur, on la lui fera plus comme il dit. Il s'est rendu compte qu'on lui avait menti, que le monde était rempli de pourris, et qu'on l'avait pris pour un débutant. Alors maintenant il ne croit plus personne ni plus rien. Défiance, protectionnisme, communautarisme, tout est prétexte à questionnement. Il est sans pitié, n'a plus honte de négocier - au contraire cela devient une fierté. Malheur aux mauvaises entreprises qui ne voudraient pas se mettre au pas!

Le client sera au final alternatif, c'est-à-dire qu'il n'hésitera pas à se débrouiller tout seul, via des moyens  différents, pour s'en sortir : ce sera le règne du particulier à particulier (ebay et Cie). Simple et efficace. Il réduira sa consommation.

Bref, le consommateur sera tout seul, le couteau entre les dents, connecté à Facebook et GoogleMap via son iPhone. Oui parce que bon, l'iPhone c'est pas de la surconsommation, c'est de l'ordre de l'essentiel...

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 02:58

En ces temps de crise, trouver un job c'est dur. Il faut savoir se vendre pour parvenir à sortir du lot.


Récemment j'ai reçu un email d'un étudiant cherchant un stage à NY, me demandant de relayer son CV d'une manière ou d'une autre sur mon blog. Je suis allée faire un tour sur son site par curiosité et je l'ai trouvé tellement bien fait et plein d'humour que je me suis dit qu'il méritait bien un coup de main !


Allez donc y faire un tour, jeter un coup d'oeil à ce qu'il y propose, à savoir l'Intern Box, une sorte de package à mi chemin entre le logiciel tout en un et la free box. (sans la garantie pièces et main d'oeuvre certes, mais le risque financier n'est pas enorme non plus). Une version plutôt proactive de la self promotion. Efficace ou pas? Je vous laisse juger sur pièces.


http://maesfolio.fr/internbox/

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 20:27

Les marques en ont rêvé, le web 2.0 l'a fait : désormais, grâce au site BrandTag une marque peut savoir en un clic - ou plutôt, un nuage, également appelé 'tag' - ce que pensent d'elle ses consommateurs.

Ce site nous invite, gentils internautes que nous sommes prêts à fournir gratuitement à une marque une information qui vaut de l'or, à saisir pour chaque logo qui apparaît sur l'écran, le premier mot qui nous vient à l'esprit, autrement dit un tag. La marque peut ainsi avoir accès, ensuite, à un nuage de mots clés et connaitre en quelques secondes tout ce que les consommateurs ont tout au fond de leur petit cerveau d'internaute. Alors, biensûr, je vous entends d'ici, il y aura toujours quelques petits malins pour glisser des mots clés inutiles ou décalés, parce qu'on a jamais empêché un internaute de dire ce qu'il pense, mais bon c'est déjà pas mal, non?

Dans un nuage de tags, le principe c'est que les mots clés apparaissent tel un nuage (bon jusque là c'est logique), leur taille dépendant de leur récurrence de citation.

C'est simple comme bonjour, mais il fallait y penser...De l'or en barre pour son créateur, tiens.

Pour l'instant ce site n'existe que pour des marques US, alors à quand la version "nuagedetags.com"?

Pour le fun, un extrait du nuage Calvin Klein allez...

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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 22:39

Ces jours-ci on me met une pression dingue pour que j'augmente la cadence. De tous les côtés on me fait comprendre que je suis un brin flemmarde alors je tiens à rectifier les choses ici et maintenant : non, c'est juste que j'avais des tonnes de choses à faire. Quoi par exemple? Euh...Trouver l'inspiration. Travailler (ça c'est pour mon chef qui parfois vient faire un tour par ici). Je craque donc sous la pression, si c'est pas malheureux, et vous propose un nouveau sujet passionnant s'il en est...Que dis-je, plus qu'un sujet, c'est un phénomène.

Tecktonik.JPG Alors de quoi parlons-nous aujourd'hui? Nous parlons des JEUNES, bizarres (par définition, puisqu'on est vieux) qui tous les samedis soirs se contorsionnent pour rentrer dans leur slim, passent des heures à customiser leurs tee-shirts fluo, à enfiler des grandes chaussettes rayées, des bretelles à tête de mort, et les vieux poignets en éponge vintage que leurs parents utilisaient à l'époque où ils jouaient encore au tennis avec des raquettes en bois. Qui tous les samedis soirs font des kilomètres avec leur AX K-Way pour ensuite faire des heures de queue devant une boîte qui, il y a moins d'un an, était ce qui se faisait de plus ring' dans toute l'ïle de France. A mi chemin entre la mode punk des années 80, le voguin', le jumpstyle, et Véronique & Davina, la tecktonik émerge depuis un an comme le nouveau mouvement des gens de moins de vingt ans, ceux qui parlent en langage texto. Un mouvement 100% français disent certains, 50% belge - 50% français pour d'autres, mais ce qui est sûr, un phénomène social qui, comme beaucoup d'autres, a eu d'inattendues retombées économiques. Pour un mouvement anti-marques, ils n'ont pas trainé pour déposer la leur...Commerciale, la Tecktonik?

L'un des attributs principaux de ces jeunes, outre la tenue, c'est de consommer une quantité de gel astronomique. Et le plus grand groupe français vendeur de gel coiffant ne s'y est pas trompé : il s'est emparé illico du phénomène via sa marque Studio Line, en s'associant avec YouTube (inédit), la bible des adeptes de Tecktonik. Baptisée "Studio Electro", la nouvelle chaîne leur permet de télécharger leurs vidéos et de se défier en battles, commentées et notées par les internautes. Fin Décembre, L'Oréal désignera le roi & la reine Tecktonik et offrira un coaching personnalisé aux deux gagnants. La marque Hair Gum s'est également associée avec la marque TCK pour ouvrir, prochainement, un salon de coiffure spécialisé. Autres filons bien exploités : les boissons énergisantes, jusque là relativement boudées par les français ; les accessoires (allez faire un tour au rayon accessoires chez H&M...mitaines, bracelets en caoutchouc, tout y est); les clips (oui, j'ai honte mais j'ai regardé le dernier clip de Lorie juste pour ça);

Bref, alors même que les marques commencent tout juste à s'en emparer, je crois qu'on peut dire sans risque que
la Tekto, comme on dit dans le milieu, n'est pas près de s'essoufler. Des marques comme Vivelle Dop ou Studio Line exploiteront-elles ce mouvement jusqu'à décliner des produits pour cette niche spécifiquement? Le phénomène né dans la rue va-t-il cette fois remonter jusqu'aux bureaux de tendance et influencer la mode? Autrement dit, est-on en train de voir naître un nouveau phénomène social?

 
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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 22:28

Pour émerger, rien de tel qu'un bel habit. Les marques de grande conso l'ont bien compris et ont emprunté une fois de plus un code cher au luxe, la signature. Ainsi depuis quelques temps fleurissent dans les rayons des supermarchés les séries limitées, signées par des noms de la mode. En effet, qui mieux qu'un designer ou qu'une marque couture peut habiller un packaging ? 

Rien de nouveau, vous me direz, sauf que ce qui était cantonné aux éditions de fin d'année se prolonge désormais tout au long de l'année. De quoi premiumiser le produit grand public et donner au consommateur un statut de privilégié. Bref, alors que le luxe n'a jamais autant courbé le dos pour devenir accessible au plus grand nombre, les marques présentes en gms font quant à elle le chemin inverse : augmentations de prix à peine maquillées, éditions limitées, signatures, tout est bon pour créer du buzz et sortir la communication du simple rayon, outil ultra bataillé et sur lequel il faut bien avouer que les marques nationales ont perdu la main...

Mais si le coup marketing est créateur de buzz, encore faut-il que l'association soit bien choisie et que la signature ait un minimum d'affinités avec la marque, sans pour autant la phagocyter. 



Les exemples affluent : Gervita et Ora-Ito l'an dernier, Perrier et Paul & Joe, Evian et Christian Lacroix, Canderel et Karl Lagerfeld ou Kenzo, Mir et Swarowski...Parmi eux, beaucoup de succès (+30% de ventes grâce à l'opération de glamourisation de Canderel, sans compter les nombreuses retombées presse) mais un ticket d'entrée qui reste cher. Résultat : l'opération sort des standards habituels de la grande conso, s'éloigne un petit peu de la simple obligation de rentabilité pour s'orienter vers des objectifs plus qualitatifs comme la qualité du buzz et les retombées dans les bons media par exemple. Le prix est généralement plus élevé, certes, mais les quantités restant minimes, l'impact positif sur la rentabilité reste difficile à atteindre. Or cette gestion des quantités reste clé, si l'on ne veut pas diluer l'effet premium de cette série limitée. Pas question d'en faire des tonnes et de les brader six mois après, parce que tout n'a pas été vendu !  Question d'image et de standing...

Le vrai succès de ce genre d'édition limitée, c'est lorsque le consommateur en arrive à attendre ce rendez vous annuel et à acheter le produit comme un cadeau, Evian étant finalement le meilleur exemple.

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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 18:16

"Un jour, la tendresse d'étendra sur le monde." Anaïs Anaïs, Cacharel (1998)


L'autre jour, sans prévenir, Agnès B. (qui n'est pas celle que vous croyez) me lâche : "tu sais le nouveau grand truc marketing qui va inonder les consommateurs, c'est la tendresse. Tu devrais écrire un article là dessus." Pas de souci, me dis-je, je suis bien capable de faire une dissertation sur un yaourt, alors la tendresse, fingers in the nose comme on dit...

"Une vraie valeur d'avenir", disait d'ailleurs Cacharel il y a dix ans, "à la croisée du marketing et des sciences humaines". Un slogan quasi militant pour la marque, qui revendiquait la tendresse comme une force intérieure et opposait le ressenti et les émotions au paraître. Après le porno chic et autres tendances bling-bling, se tournerait-on vers des choses plus rassurantes, des repères émotionnels, son cocon familial?


La tendresse pour qui d'abord? 


L'avantage de la tendresse, et bien c'est qu'elle est universelle. On sort de la communication papier-glacé pour aller parler aux gens. La tendresse version ados renvoie à l'amitié. La tendresse version mamans renvoie aux enfants. La tendresse version seniors renvoie aux petits enfants. Et vice versa. La tendresse est le sentiment positif qui regroupe tous nos repères et le souvenir des moments de bien-être.

On a souvent recensé dans les noms de produits le mot "tendresse", à toutes les sauces et dans toutes les catégories possibles, alimentaires ou non. Plus récemment Descamps (enseigne de linge de maison) lançait sur son site d'e-commerce un parcours sensoriel invitant l'internaute à découvrir l'univers de la marque à travers 4 émotions, dont la tendresse faisait partie. Souvenez-vous également de cette campagne d'affichage Brandt pour des lave-linges, qui mettait en avant des doudous accompagnés du slogan "Seulement 45mn de séparation". Brandt avait cartonné avec cette pub, jouant à fond la carte de l'émotion. Et que dire des pubs Nutella, poussant si loin les clichés qu'elles vous en donnent la chair de poule?


Il y a quelques années, Cosmo avait évoqué ces "cuddle parties", des sortes de soirées pyjama organisées à NYC et qui rassemblaient des personnes, adultes et par ailleurs équilibrées, en manque de tendresse. La solitude, le talon d'Achille de la société...la tendresse, son remède et donc une arme marketing?
 

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 18:35

« Une marque sans nom et sans visage n’est jamais efficace » 

Récemment, je parlais de môsieur clooney, égérie d'une grande marque de café très cher mais très bon pour notre plus grand plaisir à nous les filles (film réalisé par Michel Gondry). On avait eu aussi, dans un tout autre genre, David du Loft chez Harry's. Bon, c'est pas notre plus grande fierté nationale, je vous le concède.

Et c'est bien le sujet : contrairement à nos amis américains, bien rodés à ce genre d'exercice de style, en France les acteurs ou personnalités de manière générale, ont toujours eu du mal à vendre leur image à la pub. On a bien eu quelques énergumènes comme Yannick Noah pour Sloggi, Olivier de Kersauzon chez Saint-Yorre, Catherine Jacob (Y'a pas écrit la Poste!), Depardieu chez Barilla (1994 - 1M€ de contrat...à condition qu'on entende pas sa voix!), Véronique Genest chez Madrange, Cauet chez Quick ou enfin Johnny chez Optic 2000 (+20% sur les ventes), mais rien de bien ambitieux ni de très glamour, comparé à une pub Pepsi mettant en scène Beyoncé & Britney, une pub Pirelli avec Uma Thurman, ou une pub H&M avec Madonna...


Pourtant, avec l'arrivée de tous ces nouveaux magazines people - plus ou moins trash - force est de constater que les français sont de plus en plus curieux de la vie de leurs stars préférées. La star fait vendre et fait émerger la marque, indiscutablement, et c'est donc curieux que jusqu'alors la pub n'ait pas plus essayé d'exploiter ce juteux filon...Car les expériences étrangères ont à de nombreuses reprises prouvé le fort retour sur investissement d'une campagne de Celebrity Marketing (également appelé star endorsement), si élevé soit le ticket d'entrée. A titre indicatif, une étude américaine a estimé qu'en 1998 les américains avaient dépensé plus de 800M$ en contrats vs. moins de 200M$ pour la france. Et autant dire qu'à côté d'aujourd'hui, c'était de l'argent de poche.


Mais, et c'est le principal frein en France, l'argent c'est tabou et ce n'est pas nouveau. Du coup, quand une star s'abaisse à apparaître dans une pub, on se dit forcément qu'elle a besoin d'arrondir ses fins de mois. Enfin, on se disait ça jusqu'à récemment. Déjà, il y a quelques mois, c'est Emmanuelle Béart qui est apparue dans la campagne H&M. Puis Olivia Ruiz chez Coca. Et encore plus récemment, c'est une icône glamour, richissime et 100% française, bref, THE french icon, qui vient de briser ce tabou en réalisant une campagne pour la nouvelle Twingo, j'ai nommé : Laetitia Casta, rien de moins! 


Agences : McCann / Glamcom

Published by Miss Culture Marketing - dans Tendances
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